26 février 2017

Le Fil de l’Âme

 Face, Âme, Tête, Fumée, La Lumière

 

Incarner l’Âme - Animer sa Vie

Par Véronique

Comme une convocation, l’Appel de l’Âme retentit.
L’Appel à dépasser le monde des illusions, à se libérer des matrices astrales, l’Appel à vivre une vie magique en s’extrayant des normes prémâchées. Irrépressible, irrésistible, il vient débusquer la conscience et la sortir des ornières, des voies convenues et des évidences. C’est le grand chamboule-tout, la remise en question de ce qui était considéré normal et sûr. Les conditionnements, les habitudes, les certitudes, les croyances s’effondrent : les voiles se déchirent, la personne découvre que la réalité n’est pas ce qu’elle croyait, mais infiniment plus vaste et ouverte. La puissance ignée de l’Appel est telle que la personne est contrainte de modifier sa vision du monde et ses réponses à ce qui est vécu. 

Lorsque le socle de la personnalité est suffisamment stable et cohérent une nouvelle étape du chemin s’ouvre devant nous.
L’Âme appelle pour venir jouer au premier plan.
Pour lui permettre l’accès, il nous appartient maintenant de construire le Pont visant à unifier/connecter l’Âme et la personnalité.
À l’Appel ardent de l’Âme répond la Quête personnelle de la Vérité.
De part et d’autre, des filins sont jetés afin de pouvoir se rencontrer, se retrouver.
Quand le contact est établi, que le fil de l’Âme est bien arrimé, la personnalité peut enfin se positionner en retrait, choisissant de laisser la première place à l’Âme dans le champ de l’expérience. C’est l’heure du Mariage intérieur, de la fusion tant attendue, qui permet le basculement dans un nouveau champ d’expérience et de conscience, soumis non plus aux lois des egos séparés mais aux lois de l’Âme au service de l’Être. 
Nichant dans le cœur, l’Âme va laisser circuler l’énergie d’Amour en nous, à travers nous.

RECONNAISSANCE MUTUELLE

Le Pont entre l’Âme et la personne se construit par les deux côtés, autant de fils lancés dans le vide qui un jour se connectent et créent un premier ancrage, une première connexion, comme deux neurones connectés par leur synapse.

 L’Âme a son propre langage, elle nous parle à travers l’intuition, ce fameux potentiel embryonnaire de notre cerveau droit, si dévaluée dans une société où le matérialisme rationnel triomphant impose sa vision étriquée.
Quelles sont les formes de ce langage ? 

L’Âme envoie des signes qui nous interpellent ; des synchronicités, formes qui se répètent dont on comprend qu’elles sont plus que du hasard ; des miracles, des impossibles qui se réalisent ; des rencontres et retrouvailles avec les personnes/âmes qui lui correspondent ; des révélations, compréhensions soudaines ; des clins d’œil, des blagues, des coups de semonce nous incitant à l’entendre.

Quand elle entend l’Appel et accepte d’y répondre, la personnalité se rend compte qu’elle vivait dans l’illusion et l’erreur et se lance ardemment dans la quête de la réalité authentique. Elle s’engage à briser les barreaux de sa prison intérieure et à trouver la sortie.

Il faut d’abord déblayer son terrain, revoir ses priorités et en conséquence se donner du temps et de l’espace pour cette œuvre ; s’engager vis-à-vis de soi-même, sortir de ses zones de confort ; assainir son terrain suffisamment pour accepter ce qui est. 

Déconstruire l’ancien. Faire place nette. Indispensable, incontournable est ce moment de transition où l’ancien doit disparaître, être abandonné avec soulagement et réjouissance par la personnalité dévouée à l’Âme et engagée auprès d’elle.

Pour construire le pont, l’engagement personnel envers l’Âme requiert d’être total, inconditionnel, ardent.
Hors des phénomènes de mode et de consommation. 

Brûlant l’un après l’autre les petits arrangements et les demi-vérités, les zones perverties et les faux-semblants, les postures de victime, de coupable et de sauveur.
Tout ce qui est faux est dévoilé, la personne est dénudée, démasquée, sans lieu où se cacher et se replier dans le déni. 

Le feu transmutateur nous transforme en phénix sans cesse embrasé, jusqu’à ce que l’illusion soit consumée.
Il est impossible de brûler les étapes.
Nous avons tous des blessures à guérir, des problèmes à résoudre, des solutions à élaborer, des désirs et aspirations à assouvir. 

Chaque expérience proposée doit être accomplie et épuisée pour être finalement intégrée et abandonnée comme forme révolue.
Arrive le temps où on a « fait le tour », bouclé la boucle, épuisé le thème, fini un cycle, et on est alors prêt pour la suite en étant certain de ne pas replonger dans cette expérience véritablement achevée.
L’on comprend que la personnalité constituait précisément le fameux voile qui nous sépare de l’essence de l’Être, et qu’en la dépouillant, en la sacrifiant, en l’offrant à l’Âme en nous, nous avons accompli notre Révolution intérieure.

Enfin cesse toute culpabilisation/victimisation sur le fait d’être humain.
Debout, à notre place, nous sommes prêts à jouer la partie pour laquelle nous sommes venus nous incarner dans cette aventure matérielle.

Depuis la personne, à notre tour nous répondons à l’Appel en apprenant le langage de l’Âme et en guettant ses messages.
Ces premiers contacts s’opèrent par le jeu, la prière, la requête, la méditation, l’écoute intérieure, l’attention et l’intention.

Nous développons une vigilance, nous aiguisons l’intuition, nous nous forgeons des codes et des repères, et peu à peu le dialogue s’installe.
Hors du champ mental rationnel, hors du champ émotionnel manipulé, hors du champ corporel sensoriellement limité, une nouvelle manière d’être au monde surgit.

Souvent notre créativité est stimulée, nous sommes poussés à nous exprimer de mille manières.
Nous testons nos nouveaux pouvoirs retrouvés : par la prière, formule oratoire opérative visant à être au centre de notre processus ; par les décrets visant à nous reprogrammer en conscience ; par les autorisations données pour nous relier toujours plus à l’Âme ; par les acceptations formulées de vivre la transformation de nos corps en direct et en conscience… petit à petit nous nous engageons envers nous-mêmes, de manière irréversible.

Cette phase de construction du Pont est lente et ardue.
Car il existe un saboteur chevronné, le trublion du triangle amoureux : l’ego résistant, reflet de la dynamique duelle et de l’équilibre en chambardement.
Il importe de distinguer l’ego du mental. Les concepts employés par les uns et les autres diffèrent souvent et se mélangent en des amalgames parfois dommageables.

LE MENTAL, OUTIL MERVEILLEUX

Ce que j’appelle le mental est constitué par le corps mental, un corps énergétique subtil se situant, dans le déploiement des enveloppes/strates subtiles, à la frontière entre les corps reliés à la personnalité et les corps reliés à l’Âme. 

Nous avons dans l’ordre : le corps physique, le corps éthérique relié aux matrices de formes, le corps émotionnel, le corps mental. 

Ces quatre corps correspondent à notre incarnation matérielle et personnelle, ils constituent notre interface terrestre.
Ensuite viennent les corps spirituels, reliés à l’Âme puis à l’Être.

Le mental est le propre de l’être humain, il est notre faculté de mettre du sens à l’expérience vécue et de façonner l’expérience.
Il est le lien conscient entre information et forme.
Il est actuellement sous-développé, et notre évolution vise notamment à le modeler et révéler ses potentiels créateurs.
Il existe dans nos corps des zones en dormance, dans le cerveau et dans les gènes notamment, qui attendent d’être activées.
Ces zones s’activeront uniquement quand la conscience, depuis l’intérieur, en donnera l’ordre et l’autorisation. 

D’ici là, l’ego sert de bride pour empêcher un emballement trop rapide et dangereux.
Eh oui, l’ego est un allié de notre structure : il nous protège, notamment en nous empêchant d’aller trop vite.
Par son programme de gardien, il nous impose d’avoir achevé chaque étape avant de franchir le portail vers la suivante.

Il protège nos corps et nos circuits qui risqueraient d’être grillés en s’exposant prématurément à des fréquences et lumières trop vives.

Le mental est parfois présenté comme l’ennemi empêchant la réalisation de l’être et du bonheur.
Dans ma compréhension, il y a là une confusion dommageable. Il importe de distinguer le mental exclusif, reflet de la vision séparée imposée par les niveaux de conscience actuels majoritaires dans l’humanité, du mental inclusif, dont le but est d’intégrer et d’assimiler les expériences et connaissances.
Ce qui pose problème est une utilisation étroite du mental, de le maintenir dans une fonction séparatrice de « metteur en boîtes, en étiquettes », et surtout de le maintenir dans la fonction « tentative de contrôle de l’expérience ».

Nous utilisons seulement une petite capacité de notre cerveau, pourquoi vouloir se réduire encore ?
Vouloir se passer du mental, c’est comme vouloir s’amputer ; qui réclamerait une lobotomie ? À l’inverse, élargissons-le, permettons-lui de prendre
de l’expression et de l’expansion.
Enlevons-lui ses œillères.

En respectant notre rythme propre, désactivons l’une après l’autre ses fonctions de filtre.
C’est quand on veut rétrécir sa part mentale, la contraindre et la restreindre, qu’on obtient un mental limité, contrôlant et étroit d’esprit : il obéit à notre ordre. Programmons-le à concevoir la vastitude et nous volerons dans les cieux !

En revanche, nos parts résistant à l’évolution, ce que je nomme ego – dont la fonction « par défaut » est de nous faire reproduire ce que l’on a déjà expérimenté et auquel on a survécu – se servent de l’outil mental pour tenter de prendre ou garder le contrôle de l’interface consciente. Ce sont ces parts résistantes qu’il s’agit d’aligner en cohérence avec le but de l’Être

Pour faire taire la part mentale envahissante lorsqu’elle est en cacophonie dans notre espace intérieur, disciplinons-la par une résolution ferme et persévérante, fonction qui appartient elle aussi au corps mental !
Permettons au mental de se mettre au service de l’Âme.

La tête au service du cœur.
Apprenons à discerner et savoir à chaque instant laquelle de nos facultés utiliser prioritairement.
Parfois il s’agira de penser, de mettre en cohérence l’expérience traversée ; parfois il s’agira de communier, d’être juste en train de vivre depuis le corps physique l’Amour qui circule à travers toute vie.
Pour développer l’intuition, il importe d’apprendre à mettre le mental rationnel en retrait. Pour percevoir les signes offerts par l’âme, et éventuellement suivre ses consignes, le mental rationnel doit être en sourdine, surtout la partie qui veut juger le signal perçu (est-ce ridicule ? irraisonnable ? impossible ?) et la partie qui veut analyser immédiatement (qu’est-ce qui est en train de se passer ?).
Si ces fonctionnements mentaux se mettent en route, ils court-circuitent l’intuition, prennent le contrôle de l’interface et le moment magique est annulé.
Oser savourer et exprimer le petit grain de folie émerveillée est un bon moyen de développer une intuition saine et sûre !

CHANGEMENT DE PRIORITÉS

Arrive un seuil où la personnalité choisit de dire stop au monde « normal » et de chavirer dans le monde où l’Âme agit.

Le processus est long et séquencé, avec des replis et des moments de bascule irréversibles qui entraînent l’expérience vers l’autre côté du miroir ; et nous voilà un pied dans chaque monde, totalement ravis de vivre cette expérience en conscience et émerveillés chaque jour de vivre la suite de l’aventure.
En se précisant et en se renforçant, le fil de l’Âme incite la personnalité à changer d’attitude. 

Au fil des enseignements, des compréhensions, des guérisons, vient le temps du détachement, de la renonciation, du lâcher-prise, du sacrifice, de la reddition, de la soumission, de l’allégeance.
Ces mots peuvent paraître forts, voire effrayants tant que l’on n’est pas engagé profondément ; ensuite ils nous apparaissent comme la possibilité unique de la véritable délivrance…

La reddition de la personnalité opère notamment quand elle comprend qu’elle est limitée et incompétente pour aller plus loin dans la réalisation de l’Être.
En bien des situations, la personnalité n’est pas qualifiée pour trouver les solutions et opérer les choix judicieux.
Cela est illustré par la citation d’Einstein : « On ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés. » 

Alors vient l’alternative consistant à demander la solution à une part plus élevée de nous, depuis l’intérieur, cette part sacrée et connectée que l’on nomme Âme.
Quand nous comprenons que nous sommes incompétents depuis la personnalité à résoudre une crise, que nous appelons à l’aide à l’intérieur et que nous sommes exaucés par l’arrivée d’une solution nouvelle, ingénieuse, dont jamais nous n’aurions eu l’idée auparavant, quel soulagement… quel allègement… La foi naît de la reddition.

Arrive un temps de l’expérience humaine où le motif du désintéressement se précise.
Le désintéressement au sens de cesser de chercher à être rétribué personnellement pour ses actes (que ce soit d’argent, d’échange, de reconnaissance, d’admiration…).
Le désintérêt à l’égard des problématiques personnelles, qui ont été épuisées, soit par leur satisfaction, soit par leur délaissement conscient, après avoir compris leur vacuité et leur fausseté.
Le désintéressement évoqué ici se distingue de l’indifférence, de la dureté et du désespoir. Au contraire, il est une montée en fréquence qui sert de socle à la véritable compassion, au détachement et à la distanciation des drames, qui permettent d’aider les personnes en souffrance depuis une fréquence stable d’Amour, sans se laisser embarquer dans leur sillage émotionnel perturbé.

C’est cette lassitude et cet abandon du motif intéressé qui permettent à l’Âme d’enfin venir opérer au premier plan.
Les priorités changent radicalement et le mental est aligné comme force d’engagement.
La personnalité renonce à sa suprématie, se subordonne à l’Âme, s’offre à devenir un instrument au service de l’Âme.
L’Âme a besoin d’espace, de soin, d’attention pour surgir dans l’expérience consciente.
Le processus d’individualisation, de construction d’une personnalité forte est un préalable indispensable, le socle sur lequel l’âme peut s’appuyer et s’ancrer dans l’incarnation.

Puis après la mise au centre, vient la décentralisation : la personnalité est appelée au retrait.
L’Âme appelle à être revendiquée au premier plan, vécue en conscience, comme possibilité d’être humain en incarnation.
La conscience choisit de se proclamer Âme et de vivre en tant qu’Âme.
L’expérience bascule.

LES NOCES ALCHIMIQUES

Le Mariage intérieur – aussi appelé Noces alchimiques – est un processus de fusion interne. La fusion personne/Âme permet précisément à l’Âme d’enfin pouvoir venir expérimenter au premier plan.
Le Pont repose alors sur des fondations suffisamment solides.

Le corps éthérique est alimenté par de nouvelles matrices, de nouvelles fréquences.
Les transformations se produisent dans tous les corps de la personnalité : le corps physique, le corps émotionnel et le corps mental.
La Matière est régénérée.
L’Émotionnel est sublimé.
Le Mental est illuminé.
Ces trois corps s’unifient alors en un tout cohérent, une seule énergie harmonisée, qu’on peut appeler la personnalité intégrée.
Cette personnalité intégrée devient un instrument de l’Âme, elle-même subordonnée à l’Âme groupe et à l’Être multidimensionnel. 

Lors du Mariage intérieur, la Force de pouvoir, qui était logée dans le plexus Solaire, correspondant au pouvoir personnel, se déplace dans le chakra du Cœur, correspondant au pouvoir de l’Amour.
Les polarités s’équilibrent dans toutes les directions, haut et bas du corps, latéral gauche et latéral droit. Et cet équilibre à son tour se focalise dans le point central au niveau du Cœur.

Au niveau physique, l’incorporation de la nouvelle matrice éthérique bouleverse le corps. Les systèmes génétiques, hormonaux et nerveux sont profondément modifiés.
Souvent la force de kundalini entre spontanément en action, va nettoyer, purifier et activer les chakras principaux et faire circuler l’énergie de manière nouvelle dans le corps.
Les programmes génétiques sont révisés ; accordés aux vagues cosmiques et aux hauts niveaux de l’Être, ils enclenchent des séries d’actualisations génétiques qui connectent l’Âme incarnée à son plan initial et à son équipe hors incarnation.

Pour bien vivre ces changements, il est important de donner notre accord au processus de mutation pendant l’incarnation, afin que l’ego n’entrave pas le processus en déclenchant un programme de peur et de blocage qui serait dangereux pour la structure lors des puissants mouvements intérieurs.

Pour donner notre accord, l’intention doit être clairement exprimée en dedans, quelle que soit la forme que nous choisissons pour l’énoncer (prière, décret, autorisation, proclamation).
Au niveau émotionnel, la bascule dans le champ de l’Âme apporte un soulagement et un allègement énormes.
La nouvelle matrice émotionnelle est reliée non plus à l’astral contrôlé par l’inconscient collectif humain et ses prédateurs, mais à un niveau supérieur de l’astral qui est celui relié à la mise en œuvre du Plan divin.
Les émotions sont vécues sans être refoulées, mais comprises comme des informations de l’instant et libérées aussitôt. 

Bien souvent leur qualité est sublimée, d’une saveur incomparable, et toute l’addiction émotionnelle disparaît car elle n’a plus d’emprise sur le nouveau corps émotionnel réinformé.
Au niveau mental, de nouvelles zones du cerveau entrent en action pour permettre son expansion.
L’équilibre entre les hémisphères cérébraux est établi de manière optimale, le néocortex se déploie, de nouvelles ramifications neuronales se créent, les glandes pinéale et pituitaire sont activées ; les capacités d’abstraction, d’intuition, de compréhension et d’expression se développent ; le champ mental s’ouvre dans de nouveaux horizons de conscience et de connexion.

Le Mariage intérieur consiste en un rééquilibrage des polarités Yin/Yang, de conciliation des forces de la personnalité et de l’Âme.
Enfin, la personne a abandonné la quête de ce qui la comblerait dans le monde extérieur, des formes.
Elle a transmuté sa recherche de satisfaction et son désir de fusion à l’extérieur en s’offrant au service intérieur : en s’unissant, en fusionnant avec l’Âme, elle se dissout en un terreau humble, fertile, efficient.
L’Aspiration, le Désir, devient de s’offrir à Dieu en soi, rencontré d’abord dans la reconnaissance consciente de la voix de l’Âme à l’intérieur.

Il s’agit simultanément de l’expérience incarnée, dans une forme matérielle, et d’un chemin d’évolution de conscience qui se déploie dans l’impermanence des formes rencontrées.
Les expériences, connaissances, vertus et qualités de la personne intégrée, enfin optimisées, offrent à l’Âme le terrain idéal, correspondant à ce qu’elle a choisi d’expérimenter en incarnation.

Est alors choisie la voie du Milieu, la synthèse singulière nouvelle, une proposition unique et délicate d’un équilibre Yin/Yang adapté.
La lutte cesse, s’offre la combinaison particulière de l’Alchimie réalisée. Le Mariage intérieur signe la fin de l’incomplétude.
La personnalité est représentée par la fonction Yang d’intelligence active ; l’Âme par la fonction Yin de communion passive : la conscience fruit de leur Union est une combinaison mêlée de ces Yin et Yang renouvelée à chaque instant, visant à l’harmonisation de l’Être dans le Tout.

RÉSONANCE D’ÂME

Quand l’Âme vient au premier plan, la façon de voir le monde est bouleversée, les motivations changent.
Autres Lois, autres enjeux, autres jeux.
La loi de résonance opère au premier plan. Cette loi de résonance appartient à la grande Loi universelle d’attraction, tout comme la Loi d’attraction appliquée à la personnalité va être la loi d’attirance via le désir personnel. 

Les motifs sont différents.
Les moyens employés sont différents.
Les champs de conscience et les fréquences sont différents.
Mais c’est encore la Loi d’attraction qui est active, en fractale ; simplement, selon que c’est la personnalité ou l’Âme qui est au premier plan de l’expérience, cette Loi d’attraction opère de manière différente.
La résonance opère à chaque instant. 

Elle est le résultat subtil des différents mouvements, des différentes forces agissant dans l’expérience.
Suivre en conscience cette résonance demande d’opérer un grand discernement. Sortis des jugements duels « bien/mal », « il faut/il ne faut pas » ; armés d’une grande compassion et la personnalité bâtie sur un socle moral fort, nous pouvons opérer les choix discriminants qui conviennent à l’Âme.
Ces choix ne sont pas convenus d’avance, ils ne sont pas des réponses toutes faites.
Ce sont des choix de pionniers, d’êtres libres. 

Libres des conventions sociales normées, libres des attachements émotionnels, libres des logiques de manque et de prédation.
L’Âme discrimine et opère des choix conscients. Elle ne répond pas à des stimuli ; elle évalue chaque situation pour choisir une réponse adaptée, tenant compte du système de dualité dans lequel elle expérimente.
C’est la voie du Milieu.
Reconnaître la résonance d’âme et s’appliquer à la pratiquer dans tous les instants petits et grands de la vie est une tâche qui requiert soin et persévérance, le temps que les nouveaux circuits empruntés deviennent opérationnels et habituels.
Nous devons apprendre à nous aligner et à œuvrer dans l’instant.
Le mode prioritaire change, ce qui prime, c’est la reconnaissance intuitive et la mise au service du mental pour accompagner les demandes de l’Âme.

DISCERNER LE MOTIF

Comment savoir à coup sûr si l’on suit la résonance d’Âme ou la volonté personnelle ?
En apprenant à reconnaître la réalité de la motivation qui nous inspire.
En veillant à la clarté de la motivation pour chaque pensée, chaque parole et chaque acte.
La motivation d’Âme n’est jamais consacrée à satisfaire des besoins et désirs personnels.
La personnalité n’a pas disparu, sa singularité est mise au service de l’Âme, au service des motivations de l’Âme. 

Les besoins et désirs personnels ne disparaissent pas, mais ils sont relégués au second plan, et sont alignés sur la haute intention de l’Âme.
Alors ils sont modifiés par la qualité de l’expérience, évoluent rapidement et se diluent dans l’Amour expérimenté.

L’Âme est un messager : elle transporte les informations entre l’Esprit unifié et les expériences singulières, elle circule entre les champs, se positionne en fonction de la possibilité des équilibres.
L’Âme répond à des critères différents de ceux de la personnalité, elle est d’un autre paradigme.
Elle peut se focaliser sur le champ personnel seulement quand le champ personnel est devenu accueillant pour elle, c’est-à-dire disposé à comprendre et soutenir sa logique et ses aspirations propres.
Elle est le relais de l’Être venu expérimenter la forme.
Dans notre aventure, la forme matérialisée.
Elle a pour support la conscience.
Les expériences se déroulent en fractales au sein de la multidimensionnalité.
Les lois sont imbriquées et adaptées selon les champs de conscience/expérience actifs.
On la symbolise souvent par un fil d’argent, lien-navette entre la personne incarnée et l’Être multidimensionnel. 

Ce qui reste d’incarnation en incarnation : la part immortelle consciente qui parcourt un grand cycle de vies.
L’Âme s’offre des circonstances adéquates pour expérimenter ce qu’il lui appartient de résoudre.
L’expérience est un processus complet séquencé. 

Par exemple, pour expérimenter une réconciliation, il faut s’être disputé.
Nous créons des causes, des effets et des conséquences et c’est l’ensemble de ce processus qui constitue l’expérience dans la forme, la forme.

L’Âme cherche à s’offrir et dépouiller toujours plus son « enveloppe » du superflu et de l’illusoire ; à tendre vers l’allègement, la purification, l’essence, l’authentique ; à s’accorder à « ce qui est » et non à ce que tente de forcer la personne dominée par le Désir ; à trouver son groupe d’Âme en résonance, pour accomplir sa vraie nature qui est collective, de groupe ; à se mettre au service du but qu’elle s’est fixée avant le plongeon dans l’Oubli.

La phase Âme-personne n’est pas une fin en soi, c’est une transition vers l’expression mieux adaptée de la nature réelle de l’Âme qui est l’Âme-groupe.
Cette transition sous le signe du 2 en 1 est nécessaire car nous avons besoin d’un socle individuel construit et fort pour permettre à l’Âme de « descendre », et ce socle fortement individualisé est sous le signe du 1.

L’ÂME AGIT

L’Âme anime les formes. La phrase « l’Âme agit » est intéressante car en langue des oiseaux elle correspond à « la magie ».
Toutefois, plus précisément, l’Âme anime, étymologiquement les deux termes sont d’ailleurs liés.
« Animer » se distingue de « faire » et d’« agir ».
Animer est une fonction de l’émanation, une fonction Yin, ce qui est le propre de l’Âme.
L’Âme anime quand elle nous offre le merveilleux, les miracles et les synchronicités, les guérisons, et quand elle nous offre à être un pur conduit d’Amour.

Le champ d’Amour déployé en communion est précisément la manière dont l’Âme anime la Vie qui l’entoure.
Quand l’Âme agit, c’est qu’elle réussit à influencer la personnalité suffisamment pour la mettre en action.
La fonction Yang magique, au sens d’agir sur les forces naturelles de manière occulte et subtile, est alors mise en œuvre par la personnalité soumise à l’Âme, et activée par le biais du corps mental et éventuellement du corps physique.

Le duo Âme/personne est merveilleux, car il est à la fois unifié et singulier, libre et engagé dans le but harmonique.
Partie de l’existence indifférenciée, l’expérience s’est fractionnée, densifiée et enrichie et peut maintenant emprunter le trajet du retour, munie de réponses nouvelles : la matière accomplie, illuminée, est à son tour source d’information pour la Source créatrice.

Quand l’Âme s’installe au cœur de l’expérience, l‘Amour se déploie à travers tous nos corps, puis dépasse nos champs pour s’offrir à tout notre environnement en émanation.
L’intuition se développe en nous à tous niveaux, de manière différente pour chacun d’entre nous, selon ce que l’Âme a choisi d’expérimenter à travers nous.

Au niveau corporel, des facultés ultrasensibles peuvent s’éveiller, comme la clairvoyance, la clairaudience, le clair-ressenti.
Nous ressentons notre corps avec plus d’acuité et nous savons ce qui est bon pour nous intuitivement, que ce soit la nourriture, l’environnement, les relations.
Souvent nos goûts et habitudes changent, épousant le changement de fréquence de la structure et son nouvel équilibre.

Au niveau émotionnel, l’empathie se déploie et nous amène à connaître et comprendre l’état émotionnel des êtres nous entourant, ce qui nous permet de mieux les aider lorsqu’ils souffrent et aussi de proposer des solutions adaptées, lorsque nous sommes sollicités.
Au niveau mental, la précognition, la télépathie, l’apprentissage instantané, la communication avec les Guides et les champs de conscience supérieurs s’activent. 

Par l’intérieur, nous retrouvons nos facultés de connexion, de réceptivité et d’émission consciente.
Les facultés de canaliser, de focaliser, de transmettre les énergies de guérison et d’harmonisation peuvent se révéler, ainsi que d’émaner les fréquences associées au champ d’Amour. 

Des expériences extraordinaires sont parfois offertes par l’irruption de l’Âme dans l’expérience : selon les filtres retirés et les expériences traversées/autorisées par nos structures, nous pouvons expérimenter des réalités qui sont hors du continuum spatiotemporel compris par nos cinq sens et notre outil cérébral : des lignes de temps parallèles qui se chevauchent et se séparent ; la compréhension que la linéarité spatiotemporelle est une illusion et que l’expérience est toujours simultanée, reconstruite par le mental à chaque instant comme séquence seulement du fait de la configuration de notre cerveau. Sans doute de nombreuses autres aussi, que je n’ai pas encore rencontrées dans le cadre de cette expérience présente.

SUIVRE LE FIL

Suivre le fil de l’Âme à chaque instant, le tisser, le tresser, s’apprend d’abord par le dialogue intérieur, la reconnaissance, l’écoute de la Voix de l’Âme, et par l’obéissance à cette voix.
Nous apprenons à nous laisser guider, confiants que cette Voix est bien plus qualifiée que la voix de la personnalité égocentrique pour nous mener là où nous devons aller. 

Nous nous dirigeons vers l’intérieur, nous développons le dialogue intérieur avec l’Âme.
L’Âme a une voix propre, audible à l’intérieur de soi, quand les sous-personnages sont moins dispersés et turbulents, et que la personnalité peut parler à l’unisson. 

La Voix de l’Âme surgit claire, innovante, d’une qualité vibratoire et d’une vérité nouvelles.
Nous entrons alors dans la phase du funambule, qui est une épreuve initiatique.
Lors de cette phase transitoire, écoutant la Voix de l’Âme et délaissant les anciennes impulsions de l’ego, nous sommes incapables de nous projeter plus loin que la journée, voire l’heure suivante.
C’est très perturbant, surtout pour les personnalités qui étaient très contrôlantes et meneuses d’initiatives. 

Dans cette phase il est impossible de continuer à se projeter, dans tous les sens du terme.
Plus de projections, plus de projets.
Nous sommes invités à écouter la réalité de l’instant présent et à nous fondre en elle.
Cette épreuve de transition est un symptôme du changement de programme, du moment « entre » la déconnexion de l’ancien programme et la stabilisation du nouveau.
Une fois le nouveau programme bien établi de fonctionnement prioritaire en tant qu’Âme, nous pouvons de nouveau fonctionner dans le présent en tenant compte du « passé » et de « l’avenir », mais d’une manière différente d’auparavant. 
C’est-à-dire non plus comme les piliers qui déterminent le présent, mais comme des repères, des informations utiles pour notre discernement dans le présent.
Le passé n’est plus une chose certaine, une vérité établie.

Quand l’Âme et sa compréhension sont au premier plan, on sait que ce qui est vu comme du passé est un repère de conscience qui sert à refléter un équilibre du présent, mais qu’il n’a pas le statut de vérité unique car il n’y a pas de fil linéaire véritable.
Mon présent est issu d’une multitude de lignes passées avec des « faits » et des choix différents, et débouche sur une multitude de lignes de temps futures qui elles-mêmes ne déterminent plus mon choix du présent, mais sont la conséquence de ma réussite ou non à m’aligner sur la guidance de l’Âme.

L’ÂME AU CŒUR

L’Âme loge dans le cœur de l’être humain.
Quand elle accède à l’expérience incarnée, elle appelle à des moments intimes de connexion dans le cœur.
Ces moments permettent une guérison profonde du cœur humain, et le déploiement de l’émanation de l’Âme dans le champ matériel. 

Nous expérimentons
la communion avec tout le vivant qui nous entoure, l’extase, l’expansion au-delà des limites du corps.
Cette dilatation, cet Amour sans bornes qui nous pénètre, nous nourrit, nous traverse et jaillit de nous à l’infini est l’Amour que l’Âme peut enfin expérimenter car nous lui avons, depuis la personnalité, offert l’espace pour réaliser cela à travers l’interface corps/conscience. 

Nous goûtons à la plénitude du Divin, à l’Unité retrouvée.
Cette ouverture du Cœur fut dans mon expérience la véritable « carotte » me poussant à aller toujours plus loin, malgré les difficultés rencontrées lors des transmutations.
Dans ces heures de Présence au Cœur, l’Âme a su offrir à la personnalité, à l’expérience, au corps, des moments incomparables, totalement au-delà de ce qui est vécu dans le monde de surface ordinaire.
Cet « Au-delà » sensoriel, émotionnel, amoureux, de fusion dans le Vivant, si simple et si proche, si accessible, à la fois si intérieur et si unitaire, dépasse tant qualitativement ce qui est vécu d’habitude, qu’y goûter, c’est plonger à jamais de l’autre côté, et n’avoir de cesse de le rendre plus présent, plus permanent, plus profond et plus partagé avec les semblables. 

L’ouverture et l’expansion du Cœur sont l’expérience transcendante qui motive la personne à accepter de se diluer dans le Tout, de s’offrir à l’Âme en pleine conscience.
Il appartient à chacun de nous de trouver les pratiques permettant l’alignement, et la reconnexion chaque fois plus immédiate, profonde et durable, dans le but de vivre l’Âme au premier plan à chaque instant, dans toutes les situations de vie. 

Savourer la Présence de l’âme.
Une des méthodes les plus simples consiste à respirer dans le cœur.
En respirant, consciemment savourer l’Air, le Souffle et l’Amour simultanément. Inspirer dans le cœur depuis la couronne et la base ; expirer à l’intérieur du corps, le temps nécessaire à la diffusion de l’énergie d’Amour dans chaque partie du corps ; puis quand notre système est nourri de cet Amour, alors expirer dans notre environnement, dans toutes les directions, avec la conscience d’offrir cet Amour reçu et vécu consciemment, béni par notre expérience.

En approfondissant la pratique de respiration consciente, on peut y associer le saut quantique, qualitatif, de l’expérience.
Un saut quantique conscient se produit potentiellement à chaque respiration consciente.
C’est-à-dire qu’entre chaque cycle d’inspir/expir, nous pouvons basculer dans un autre champ de conscience et de réalité, dans un autre moment de l’Être.
Mais il est difficile de maintenir l’Âme au premier plan, dans un monde où la plupart des semblables ne la reconnaissent pas et sont régis par d’autres lois et motivations. 

Pour continuer d’interagir en incarnation, nous sommes souvent contraints de revenir dans le champ de conscience ordinaire où nous pouvons communiquer. 
Alors nous voguons un pied dans chaque monde et souvent nous perdons le fil de l’Âme.
Après de nombreuses tentatives pour la maintenir malgré les circonstances, nous nous trouvons un « truc » pour la stabiliser, ou bien la refocaliser en conscience au fil des interactions et des activités journalières.
Ce « truc », qui peut bien sûr évoluer, peut être un moyen extérieur comme un gong, un moyen mnémotechnique, un code intérieur entre la personne et l’Âme. 

Nous prenons toujours plus soin de maintenir allumée la veilleuse de l’Âme, et puis cela s’affine jusqu’au ressenti permanent d’une vibration subtile dans le cœur, un petit rayon de lumière douce vivante aimante.
Alors on sait que l’Âme a pu s’installer, se nicher confortablement au cœur de l’expérience et qu’elle ne nous quittera plus.
À ce point nous sommes déjà engagés loin dans la voie de pleine conscience et pleine Présence.

LA LEVÉE DU VOILE

Il existe des filtres, des programmes qui nous « forcent » à demeurer dans la matrice 3D.
À mesure que notre connexion d’Âme se renforce, nous pouvons court-circuiter les filtres les uns après les autres.
Par exemple, des programmes d’oubli de nos expériences autres ou ailleurs ; des programmes de dérivation, d’effacement et de déni qui maintiennent seulement ce qui est acceptable par le paradigme expérimenté.
L’outil mental construit à travers le cerveau des concepts et des compréhensions de l’expérience qui sont le reflet de ses capacités et de ses limites.
Il m’est arrivé souvent qu’un programme de « black-out » m’interdise de me souvenir de mes expériences transcendantes.
Pour le dépasser, j’ai dû consciemment le désactiver, et le temps que le nouveau circuit acceptant la mémorisation de ces expériences soit viable, je me suis astreinte à noter chacune des expériences afin de les fixer, pour pouvoir m’y référer ensuite et me rappeler moi-même ce que j’avais vécu la veille ou quelques heures auparavant, qui sinon était purement et simplement gommé de la mémoire accessible.
Acceptons d’oser essayer ce que nous croyons impossible, irréalisable, fou, et auquel pourtant nous aspirons profondément. 

Réalisons nos rêves.
Croyons à l’adage qui nous dit que « tout est possible » et que « nous pouvons tout ».
Pourquoi ?
Parce qu’au-delà de la formule qui peut paraître convenue, ces principes nous programment différemment, poussent notre corps mental et notre organe cérébral à l’exploration d’autres horizons, d’autres champs de possibles.
Et en tentant, en essayant, en osant ce que le cœur nous guide, déjà nous outrepassons nos limites.
Il se peut que l’expérience ne se déroule pas telle que nous la projetions, mais elle se déroule et elle nous déploie certainement.

Comprenons la multidimensionnalité.

En ce temps de transition, nous vivons un pied dans chaque monde, celui de la personne et celui de l’Âme, avec les anciens et les nouveaux circuits.
Nous vivons une expérience multidimensionnelle simultanée. Nous nous trouvons dans un même moment dans des champs de conscience aux logiques, motifs et moyens différents, et il nous appartient d’aligner, d’intégrer et de rendre cette multidimensionnalité cohérente.
Créons, autorisons les nouveaux circuits ; empruntons-les et délaissons les anciens.
Acceptons que les nouvelles matrices reprogramment nos corps.
Essayons de prendre conscience des paliers atteints et de les stabiliser, de ne pas redescendre dans les fréquences plus basses, ou, si nous y retournons, de ne pas nous y réinstaller et de créer des voies pour remonter dans les nouveaux circuits.

Alors que le Voile de l’Oubli s’estompe peu à peu, l’Âme peut remettre au premier plan de l’expérience les attributs acquis sur d’autres plans (qu’on le comprenne comme dans d’autres vies antérieures ou parallèles, ou comme les acquis d’autres parts d’âme).

Apprivoisons, réapprenons, rappelons-nous tout ce que l’on sait déjà.
Pour beaucoup d’entre nous, nous sommes arrivés ici avec un long bagage de connaissance, et une grande part de notre job actuel est de nous souvenir et de nous réapproprier les leçons déjà acquises.
Pour cela les frères d’âme sont extrêmement précieux ; en nous syntonisant, nous partageons ce que nous avons déjà réactivé. Il n’y a pas tout le chemin à parcourir à chaque fois, à chaque « vie » ; parfois il s’agit juste de réactualiser les acquis. 

Nous repassons alors certaines leçons en accéléré, tandis que d’autres vertus sont déjà pleinement installées.
Aussi, nous ressentons que nous avons totalement épuisé certains thèmes et qu’ils nous sont pleinement intégrés.
Nous pouvons ressentir de la compassion pour des personnes vivant dans le drame émotionnel permanent, sans plus y être attirés et sans plus s’y impliquer, par exemple.
Retrouvons les sensations, retrouvons les perceptions, reconnaissons ce qui est familier.
La principale difficulté actuelle de celui qui bascule du côté de l’Âme s’exprime dans le paradoxe de se retrouver seul à l’extérieur, alors qu’il s’est unifié à l’intérieur, dans un monde où ses semblables sont encore à jouer du côté de la personnalité.

Vient alors la puissante aspiration à rencontrer les âmes-sœurs, les semblables arrivés au même point de leur chemin et désireux de s’allier pour continuer d’avancer ensemble, satisfaisant ainsi l’aspiration de l’Âme à être comprise comme un champ unitaire et non individuel ; sans renoncer à être incarnés dans des duos Âme/personne, tous singuliers et issus d’un parcours différent, sujets de leur jeu, mus par un but commun qui est le service de l’Être et la libération de l’humanité, Huma-Unité.
Apprenons à demeurer dans l’Âme au contact des personnes.
Sachons reconnaître l’Âme en chaque personne. 
Depuis la demeure de l’Âme, rayonnons pour permettre aux personnes en résonance de retrouver l’accès à leur propre demeure. 

© 2017, Recherche et transmission par Michel / Arcturius.
Partager en toute liberté en citant la source et Les Chroniques d’Arcturius

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