13 octobre 2017

Ganesh et ses Symboles

Happy Ganesh Chaturthi 

Image :  © yomixin.blogspot.in

 

 

Les origines de la tête d’éléphant

 

Ganesh, fils de Shiva et de Parvati, est né avec une tête humaine C’est sans doute le seul point sur lequel les innombrables mythes qui existent autour de Ganesh s’accordent. Les légendes divergent ensuite sur l’origine de sa tête d’éléphant.
En l’absence de Shiva, parti méditer ou faire la guerre dans l’Himalaya selon les légendes, la déesse Parvati – son épouse – conçoit un fils pour combler sa solitude à l’aide d’onguents parfumés obtenus en se frottant la peau. Ainsi serait né Ganesh.
Un jour, elle demande au petit Ganesh de monter la garde pendant qu’elle s’en va prendre un bain. C’est à ce moment que Shiva est de retour chez lui, mais son propre fils qu’il ne connait pas l’empêche de rentrer. De fureur Shiva lui tranche la tête avec son épée. D’autres versions racontent qu’à son retour, Shiva surprit Ganesh et Parvati dans le même lit mais sa réaction fut la même : colère et duel qui aboutit à la décapitation de Ganesh.
Lorsque Parvati découvre la scène, elle explique à son mari, horrifiée, qu’il vient de tuer son fils et lui supplie de lui redonner la vie. Sa tête restant introuvable, Shiva lui promet alors de la remplacer par celle de la première créature qui croisera son chemin. Et il lui ramena la tête d’un éléphanteau avec une seule défense…
Une autre légende moins connue raconte que Shiva a créé Ganesh à la demande des dieux, qui aurait pour mission de distinguer le bien et le mal. A l’image de Shiva, Ganesh très beau et très intelligent est un grand séducteur, enchaine les femmes et en oublie sa mission. Sa mère Parvati le punit alors en lui donnant une tête d’éléphant et un gros ventre.
Dans la religion hindou, cette épisode de la décapitation fait passer Ganesh du statut de simple « gardien de porte » créée à partir d’impures sécrétassions de peau, à celui de gardien des Divinités supérieures.

Dieu hindou de l’intelligence, Ganesha est aussi celui des arts et de l’écriture.


Connu également sous les noms de Ganesh, Ganapati et Ganpati, Ganesha est le fils du dieu de lafertilité Shiva et de Parvatî la fille du roi de l’Himalaya. Il est également le frère de Kârttikeya ou Skanda le dieu de la guerre.
Parvatî lui donna naissance un jour où elle finit par être lassée que Shiva vienne souvent la surprendre dans son bain. A partir des saletés restant de ses ablutions, elle créa Ganesha afin qu’il garde la porte de sa salle de bain.

Le jour où Shiva tenta de nouveau d’entrer, Ganesha l’empêcha. Shiva créa Maya, une illusion magique ayant l’apparence d’une très belle femme pour distraire Ganesha. Dès que celui tourna le dos à la porte, Shiva le décapita. Cela rendit furieuse Parvatî qui exigea qu’on redonne vie à son enfant. Shiva céda à sa demande, mais ne retrouva pas la tête et la remplaça du coup par une tête d’éléphant.

Ainsi Ganesha est représenté par un homme bien en chair (son gros ventre est symbole de prospérité), à tête d’éléphant, mais ayant une défense brisée, assis sur un gros coussin et tenant un bol de riz. Lorsqu’il se déplace, il chevauche un rat, qui représente l’astuce et l’omniscience.

Il est le dieu de l’intelligence et donc patron des écrivains et des artistes. Brahmâ le dieu suprême lui confia l’écriture du Mahâbhârata, le grand livre sacré relatant une grande histoire se déroulant il y a plus de deux mille ans avant J-C entre deux familles. Comme chez les grecs avec Athéna la déesse de la sagesse et Arès le dieu de la guerre, Ganesha est souvent opposé à son frère. La confrontation de l’intelligence et de la force se retrouve donc à travers eux.

L’une des oppositions les plus connues entre eux fut lorsqu’ils voulurent de se marier. Shiva décida que le premier serait celui qui parviendrait le plus rapidement à faire sept fois le tour de la terre. Skanda s’élança aussitôt alors que Ganesha tourna sept fois autour de ses parents, accomplissant un rite sacré symbolisant le tour de la terre. Victorieux, Ganesha épousa deux femmes : Buddhi l’intelligence et Siddhi la réussite.

On le nomme également le Vighnesvara, soit le maître des obstacles. Il produit les richesses et veille sur le bon déroulement des affaires. D’une main il aide, de l’autre il pose des obstacles selon la manière dont on lui rend hommage. Ainsi tout homme voulant réussir son entreprise l’invoque avant de commencer. Il est donc très populaire et possède beaucoup de temples dans lesquels on lui offre des fleurs rouges et des petits fours en forme de figues.

Ganesha

(Ganapati)
Créateur de l'alphabet, patron des lettres, scribe de Vyâsa, il utilisa l'une de ses défenses coupée comme un stylet, pour consigner par écrit l'immense épopée du Mahâbhârata. Protecteur de la littérature et de la poésie, c'est lui qu'on invoque pour inaugurer tout accomplissement dans ce domaine plus qu'en tous les autres.

Fils de l'énergie divine (Pârvati), il subit une épreuve initiatique, mort et renaissance, par l'intervention du dieu suprême Shiva. Celui-ci le décapita, puis posa sur ses épaules une nouvelle tête, celle d'un éléphant, lui conférant ainsi tous les pouvoirs de cet animal royal et majestueux, et l'institua "Chef de ses troupes de Ganas", ces gnomes, ces lutins, ces nains malicieux que l'on retrouve comme petits génies, elfes, sylphes, faunes et farfadets dans les autres mythologie indo-européennes.

Ganesh est lié aux hommes, il joue le rôle auprès d'eux de messager céleste, il est le maître des obstacles qui empêche ou favorise l’individu sur la voie de la réintégration. Et dans l’individu, cette réintégration s’effectue, dans l’échelle du monde relatif, du bas vers le haut. Ce parcours va des éléments les plus objectifs vers les éléments les plus subjectifs, autrement dit l’adepte doit partir du corps, avec sa perception de l’extériorité et son sentiment d’intériorité, pour aller vers une unification de ces deux mêmes sensations. Ce parcours est réellement vu comme une remontée en sens contraire de la création, afin d’intégrer toutes les différenciations propres à l’individualité relative, dans un principe unificateur absolu.

Ses deux Shakti sont Buddhi (l’intellect) et Siddhi (les pouvoirs). L’intelligence est ce qui, le plus souvent, sert l’homme dans sa décision du retour vers la réintégration, mais seuls, plus en avant, les pouvoirs lui permettront de la réaliser, encore s’il sait résister aux pouvoirs sur la matière et les personnes (Riddhi).

Enfin sans être exhaustif nous donnons quelques uns des ses attributs :
Son véhicule est le rat Mûshaka,
Son ventre empli de vide contient tous les mondes,
Ses grandes oreilles n'entendent que les bonnes paroles, et rejettent les mauvaises,
Ses quatre bras représentent les quatre Védas,
Son unique défense est le symbole de l'unicité et de la transcendance,
La hache - parashu - arme classique de Shiva, détruit désir et attachement, et donc supprime agitation et chagrin,
le nœud coulant - pasha - qui sert à capturer l'erreur,
l' aiguillon à éléphant - ankusha - symbole de sa maîtrise sur le monde,
La mâlâ, une guirlande ou un chapelet comportant 50 éléments, les 50 lettres de l'alphabet sanskrit,
Sa trompe est considéré comme un bras ce qui en fait la seule divinité à en avoir un nombre impair,
Son symbole est la Svastika, la croix gammée, ornée de quatres points à chaque angle.
Le gâteau - modaka- ou le bol de friandises - modaka-patra - la douceur qui récompense le chercheur de vérité.

Nos amis les rats : Le dieu éléphanteau monté sur son rat


Nous n’allons pas reparler de la naissance de Ganesh, encore qu’il y ait une autre version qui… Mais bon. Aujourd’hui, on va tenter de comprendre pourquoi le dieu grassouillet à tête d’éléphanteau circule en chevauchant un rat qui s’appelle Mushika.
Les dieux et déesses de l’Inde ont tous un véhicule animal, leur vahana , du mot Vah en sanscrit, ce qui veut dire transporter. La monture d’un dieu n’est jamais indifférente : elle symbolise quelque chose du divin qu’elle transporte, et elle renforce ses pouvoirs. C’est ainsi que Shiva, dieu de la danse et de la virilité, a pour monture le taureau Nandi, adoré à l’égal de son maître. Sur le plan spirituel, le vahana d’un dieu ou d’une déesse représente les forces mauvaises individuelles sur lesquelles les divinités pèsent de tout leur poids, et s’agissant de Ganesh, ce poids est considérable.
Mais d’où vient ce petit rat ? A l’origine, c’était un musicien céleste, un Gandharva, des génies ailés époux des nymphes Apsaras, et qui chantent pour divertir les dieux. Mushika ne fit pas attention où il mettait les pieds et écrasa ceux d’un sage originaire, un rishi. Les Rishis méditants ont beau être remplis de sagesse, ils piquent des colères monumentales si on leur manque de respect. Ce Rishi, qui s’appelait Vamadeva, maudit le musicien céleste et le transforma en rat géant.
Une fois qu’ils sont calmés, les Rishis regrettent leurs malédictions, mais ne peuvent pas les annuler. Vamadeva se contenta de promettre au malheureux rat musicien qu’un jour, les dieux s’inclineraient devant lui. En attendant, le rat géant semait la terreur dans la région. Jusqu’au jour où Ganesh s’en mêla.
Le dieu éléphantesque sortit une longue corda, la lança et la corde vint s’enrouler autour du cou du rat. Dompté, le rat devint la monture de Ganesh. Il est rarement représenté sous sa forme géante toutefois il existe une image de Ganesh tout nu, bébé, appuyé sur son rat dont le dos est recouvert d’une somptueuse couverture. On trouve parfois Mushika tout seul, museau en l’air, représentant Ganesh en son absence. Mais dans les représentations les plus populaires, Mushika est un rat de petite taille, voire un souris si minuscule que, sous les plis du ventre de Ganesh, on ne la voit pas.
A force, le petit rat devint celui qui porte l’esprit de son dieu dans les recoins où le gros dieu éléphant ne peut pas pénétrer, que ce soient des recoins de l’esprit ou des recoins d’un palais. Ganesh, dieu du foyer et de l’écriture- il n’a qu’une seule défense parce qu’il s’est servi de l’autre pour écrire le Mahabharata -, ne peut pas se glisser partout. Mais son rat Mushika, lui, le peut et il apporte la force de l’éléphant aux plus petits des êtres .
Mushika peut-il représenter des pensées mauvaises ? Bien sûr que oui. Après tout, c’est un rat. Mais Ganesh pèse sur lui de façon si puissante que les pensées mauvaises, en l’occurrence débraillées, futiles ou bavardes, s’écrasent et disparaissent. Et s’il est vrai que tout humain doit devenir la monture de son dieu, alors soyons tranquilles, nous, les futiles bavards débraillés. Ganesh nous écrasera en douceur et nous irons porter son souriant message dans les coins mystérieux des placards de nos secrets.
 
Source : https://www.franceculture.fr/

Les attributs et le symbolisme de Ganesh

 

Ganesh est donc facilement reconnaissable à sa tête d’éléphant et son corps humain grassouillet. Il est généralement représenté assis sur un trône ou sur un lotus, avec une corbeille de fruits à ses pieds. Plutôt généreux d’avoir toujours un morceau de mangue à proposer lorsque vous le sollicitez.
Son énorme tête d’éléphant incarne la sagesse et la connaissance. Dans toutes ses représentations, il a une défense cassée qui reflète l’existence de l’imperfection dans le monde physique. Ses petits yeux sont le symbole de la concentration. Sa petite bouche et ses grandes oreilles représentent la nécessité de moins parler et de plus écouter. Il n’entend que les bonnes paroles et rejette les mauvaises.
Son gros ventre symbolise l’abondance, la générosité et l’acceptation. Nous pouvons également l’interpréter comme la capacité de digérer les bonnes et les mauvaises expériences de la vie. C’est aussi un signe de bien-être et un symbole de son rôle de fournisseur de richesse terrestre.
Ganesh est doué de quatre bras. Dans sa main droite, il tient un crochet (Ankusa) utilisé pour dresser les éléphants et qui signifie « l’éveil ». Dans sa main gauche il tient une sorte de nœud coulant (Paasa) qui signifie le contrôle. Ce qu’il faut comprendre à travers ces instruments, c’est qu’il faut éveiller notre esprit et l’apprivoiser, le garder sous contrôle. Avec l’éveil beaucoup d’énergie est libérée, qui sans contrôle, peut faire perdre la tête.
Sa troisième main est généralement ouverte en signe de bénédiction qui protège sur le chemin de la spiritualité.
Dans sa dernière main, il tient souvent des gâteaux sucrés (Modaka) que Parvati lui aurait offert. Attiré par l’odeur des pâtisseries, un rat serait sorti de son trou et serait devenu la monture de Ganesh.
La trompe de Ganesh étant considérée comme un bras, il est donc le seul Dieu de la mythologie hindoue, à avoir un nombre de bras impair.
Le chiffre sacré de Ganesh est le 21 et ses couleurs préférées sont le blanc, le bleu, le jaune, le rouge et le vert.
Il est difficile de définir précisément chaque symbole autour de ce dieu, tant les représentations et les légendes qui l’entourent sont différentes.

Les divinités liées à Ganesh

Ganesh est directement lié à l’une des trois divinités principales de l’hindouisme qui composent la Trimūrti (la divinité suprême) : Shiva, son père.
D’après la légende, il aurait épousé par la suite les trois filles de Brahma qui fait lui aussi partie de la Trimūrti : Siddhi (l’accomplissement) et Buddhi (l’intelligence) et Riddhi (la richesse). Ganesh a également deux fils : Kshema (le bien être) et Labha (le gain).
Grâce à ces liens de parentés sacrés, il est l’un des dieux les plus importants de l’hindouisme et faitl’objet d’un culte important.

Son rôle


Ganesh est à la fois le dieu du savoir, de la vertu, de la sagesse et du succès. Difficile d’être plus positif et irréprochable. Il est aussi considéré comme le patron des lettres, de l’écriture et du savoir. Mais il est surtout le seigneur des obstacles qu’il met en travers de la route des impies et qu’il écarte du chemin de ses adorateurs.
Le symbole de l’éléphant est une belle métaphore de l’état d’esprit qu’il faut adopter quand on vénère Ganesh. Les éléphants ne marchent pas autour des obstacles et les obstacles n’arrêtent pas non plus les éléphants. Il suffit de les supprimer et d’aller de l’avant sans aucun effort. Ganesh est donc avant toute chose celui qui efface les obstacles et calme les problèmes.
Porteur de chance, n’oubliez pas de l’invoquer avant d’entreprendre une action importante.

Son culte

Ganesh compte assurément parmi les divinités les plus populaires et les plus vénérées de l’Inde. Son culte a même largement débordé les frontières de sa terre natale et on le retrouve sous des formes spécifiques dans le bouddhisme des contrées himalayennes jusqu’aux aux rivages de l’Asie du Sud-est, de la Chine et du Japon.
Son extrême popularité est surtout liée à sa qualité de seigneur des obstacles, dont il tire un autre nom : Vighneshvara. C’est à ce titre qu’il suscite la ferveur de millions d’hindous : il est d’entre tous les dieux celui que beaucoup invoquent en premier et auquel s’adresse en premier le rite quotidien. Il est surtout celui que l’on prie au commencement de toute entreprise, afin d’écarter les périls et d’en garantir le succès.
Pour ses talents de gardien, on retrouve également très souvent Ganesh à l’entrée des temples ou des maisons.
Il existe également un festival dédié à Ganesh : le Ganesh Chaturthi où les hindous célèbrent gaiement chaque année l’anniversaire du dieu pendant 10 jours.

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