4 novembre 2017

Écouter ses intuitions aide à se préparer aux événements

 Conseil, Coeur, Jouer, Plus De, Amour


11 octobre 2005

Le temps s’écoule et je ne vois rien passer. Sophie s’est fait opérer le 18 juin, s’en est suivi un arrêt de travail de trois mois.
Début juillet, j’ai décidé de reprendre mes études de psychologie par correspondance pour préparer ma sortie de la restauration, j’en ai marre. J’ai fait les démarches nécessaires auprès du CNED et du FONGECIF, puis j’ai fait une demande d’équivalence pour valider ma première année de DEUG. Mon équivalence a été acceptée, j’attends mon inscription.
Avec Sophie, nous avons emménagé ensemble le 2 septembre. L’appartement que nous avions visité en juin était toujours libre, il nous attendait bien que mon ressenti lors de la visite n’était pas vraiment positif... une intuition que cet appartement servirait uniquement de colocation, rien d’autre. Il était effectivement spacieux et il y avait deux chambres. On devrait faire plus attention aux messages subtils que l’on reçoit. J’ai fait un rêve prémonitoire en décembre 2003.
Sophie est restée en bon terme avec son ex-compagnon. Il a décidé de venir fêter son anniversaire à Rouen le mois dernier pour retrouver ses amis. Sophie et moi étions invitées, sauf que je travaillais ce soir-là. Je n’ai pas passé une soirée très tranquille. j’étais invitée à les rejoindre après le travail, mais je n’y suis pas allée. J’ai laissé faire ce qui devait se passer... En rentrant du restaurant, j’avais une demi-heure de marche et là les choses me sont apparues clairement en marchant. Sophie et moi, c’était terminé, elle allait repartir en Haute-Savoie avec son ex. Je suis rentrée chez nous avec une profonde tristesse au fond du cœur, je savais, je sentais tout ce qui se tramait et que je ne voyais pas.

Après avoir pris une douche rapide, je suis allée m’allonger sous la couette et je me suis préparée au retour de Sophie. Elle est rentrée tôt le matin, elle s’est allongée quelques heures sans me réveiller, bien que je dormais à peine. Puis elle s’est levée pour prendre son petit déjeuner, je savais qu’elle ne resterait pas longtemps et qu’elle repartirait le rejoindre. La boule au ventre, je me suis levée pour mettre un terme à mes angoisses et faire en sorte que les choses soient claires et nettes. Sophie était assise dans la cuisine, devant sa tasse de café, l’air fatigué et triste à la fois. Je n’ai pas pu l’embrasser, son regard me fuyait, le malaise était palpable. 

— Alors ? Vous avez passé une bonne soirée ? demandai je pour rompre ce silence assourdissant.
— Oui... tu aurais pu nous rejoindre après ton travail... dit-elle presque comme un reproche.
— Vous rejoindre ? Pour quoi faire ? Ma place n’était pas là-bas... répondis-je froidement.
— Tu étais invitée... insistait-elle.
— Oui je l’étais... et ?
— Bah peut-être que ça aurait évité que je me retrouve toute la soirée avec lui... à parler, à danser...
— Ah bon ? Je ne pense pas non... C’est tout ? demandai-je.
— Au début, c’était un peu tendu, on ne s’était pas vu depuis notre séparation, puis après avec les amis l’ambiance s’est décontractée, on a beaucoup discuté, puis il m’a invité à danser, puis...
— C’est bon, j’ai compris ! Tu y retournes ce midi ?
— Oui, j’ai besoin de lui parler... j’ai besoin d’éclaircir les choses... je suis perturbée...
— Mais merde à la fin ! On est dans cet appartement depuis un mois seulement et c’est déjà terminé ? Mais qu’est-ce qu’on fout là ? Tu peux me dire ? Pourquoi on a pris cet apparte ? Pour aller enfin au bout de notre histoire, se dire qu’on n’a rien raté peut-être, c’est ça non ? criai-je en colère.
— Ce n’est pas la peine de t’énerver comme ça !
— Je le savais hier soir en rentrant, je le savais... tu ne m’apprends rien là... non ma place n’était pas là-bas, ma place n’est pas au milieu de vous deux ! Si tu as besoin de moi pour te mettre un garde-fou, c’est que tu ne m’aimes pas, c’est aussi simple que ça, alors qu’est ce que tu es venue faire avec moi ici ? Putain de merde !.... Qu’est ce que tu comptes faire maintenant ?
— Je ne sais pas justement ! C’est pour ça que j’ai besoin de le voir et de lui parler.
— OK... Quand tu sauras, tu me diras !

Il m’était impossible de rester une minute de plus dans cet appartement, je suis allée m’habiller et je suis sortie prendre l’air, marcher le long des quais de la Seine. Je ne savais plus quoi penser, j’avais mal à la tête. Je savais déjà qu’elle allait repartir avec lui...

Maryline 

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